Dossier majeur pour le limousin, les conséquences environnementales des anciennes mines d’uranium mobilisent l’association depuis 1999.


Écouter l’excellent reportage de France Culture "Sur les Docks" du 4 septembre 2015 :
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SRL a obtenu le soutien de la Fondation PATAGONIA pour plusieurs des dossiers gérés pour faire dépolluer des anciens sites miniers d’uranium en Limousin.


Pour aborder le sujet de façon globale, visionnez le reportage de France 3 Limousin de 2004 ici (site de l’INA) :

Avec la CRIIRAD, Thierry Lamireau et Gérard Monédiaire du CRIDEAU qui a été, en soutien de Bernard Drobenko de SRL.


Le dossier a encore largement mobilisé les bénévoles de SRL

2010 aura été marquée par la prise de conscience de la Préfecture de région limousin, qui a finalement, et sous pression de SRL, adressé 3 mises en demeures à AREVA, et dressé ces deux premiers PV d’infractions ! (mises en demeure à télécharger à la page "téléchargements".


En 2012, un collectif national et international des associations concernées est créé sous l’égide du collectif des Bois Noirs, de la CRIIRAD et de SRL.

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Déclaration commune 2012

Article SRL de 2006 :

COGEMA en Limousin : les victoires de Sources et Rivières du Limousin (SRL).

Qu’on se le dise, la relaxe de la société Cogema par la Cour d’Appel en juin 2006 pour des faits de pollution et abandon de déchets entre 1995 et 1999 ne constitue pas pour autant une défaite de Sources et Rivières du Limousin, bien au contraire.

SRL avait déjà en juin 2005 affirmé que la suite du contentieux importait peu dés lors qu’un procès allait enfin avoir lieu en Limousin concernant les conséquences environnementales des anciennes mines d’uranium. Ce procès était en effet l’occasion de rendre public un certain nombre d’informations et d’alerter ainsi services de l’Etat et collectivités territoriales. Il a également été l’occasion de démontrer que le droit de l’environnement actuel n’est pas directement applicable aux questions radioactives, qui bénéficient encore d’un régime d’exception en forme de flou juridique.

La vraie question à se poser est plutôt quelles ont été les conséquences de ce contentieux ?
Elles sont de plusieurs ordres, et c’est en cela que SRL est plus que satisfaite de son action engagée en 1999.
- D’abord on parle enfin aujourd’hui clairement des 27 millions de tonnes de résidus de traitement de minerai issu des usines Cogema et entreposée pour des milliards d’années en Limousin. On accepte de reconnaître que leurs conditions de stockage pose problème et que ce dernier est autant environnemental que sanitaire. On parle également de l’impact révélé des tonnes de « stériles » (économiquement) miniers et des centaines de millier de fûts radioactifs entreposés dans les anciens sites miniers.
- Ensuite, les collectivités publiques ont engagées des actions de terrain pour obliger Cogema à restaurer des pollutions qui ne sont plus contredites. La Préfecture impose aujourd’hui à l’industriel de curer les boues contaminées de St Pardoux, ainsi que de l’étang de la Crouzille et de deux étangs privés.
- Aussi, l’Etat a tiré les conséquences de la mise en lumière des pollutions environnementales limousines puisque le Ministère de l’Ecologie a confié en novembre 2005 à Annie Sugier de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) le soin de constituer un Groupe d’Expertise Pluraliste chargé notamment « d’apporter un regard critique sur les documents techniques relatifs à la surveillance des sites miniers COGEMA » et de « formuler des recommandations visant à réduire les impacts des sites miniers sur les populations et l’environnement » (courrier de mise en place du GEP par la Ministre de l’écologie).
Sources et Rivières du Limousin participe ici au groupe technique 3 sur les questions juridiques.
- Enfin, Monsieur le Préfet de Région va créer prochainement une Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS), lieu d’information et de concertation concernant la transparence de la gestion de l’ensemble des activités Cogema en Limousin.

Cogema doit maintenant assumer correctement ses obligations environnementales concernant la gestion à long terme de ses sites d’entreposage de déchets (que sont les anciennes mines).
Cogema est donc toujours un industriel du Limousin qui exploite des installations de stockages. C’en est enfin fini de l’image qu’elle se donnait avant le contentieux : celle d’un industriel quittant un Limousin réhabilité.


Voir dans le menu à droite de cette page quelques dossiers emblématiques récents sur le sujet (non exhaustif !).

Historique du Dossier 1999-2006 :

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Historique 1999-2006

Documents à télécharger dans l’onglet de droite.